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 Esclave hors d'une cage [PV Liliol]

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Lia

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MessageSujet: Esclave hors d'une cage [PV Liliol]   Jeu 26 Jan - 18:38

Ce matin là était vraiment ensoleillé, quoi de mieux pour une servante si docile pour aller déposer son petit papier, dûment remplie par son maître pour signifier son appartenance. A première vue le marchand qui l'avait vendue n'avait pas fait toutes les démarches, si ce n'était pas malheureux, et maître Blades était trop occupé pour oh combien simple théoriquement, mais un vrai calvaire dans la vie réelle. Et ce n'était pas peu dire, à peine entrée dans le bâtiment, la jeune femme si humaine n'avait pu que s'ébahir devant la longueur d'une fille d'attente en serpentin. Impressionnant, y avait-il réellement autant de monde dans cette ville ou toute cette citée c'était-elle donnée rendez vous là ? Aucune idée, mais il fallait se rendre à l'évidence... Une matinée, que dis-je, une journée de perdue à flâner ici, avançant de quelques centimètres toutes les demi-heures. Un vrai rêve. Lia poussa un soupir désemparé, bon... au moins elle avait terminé ses tâches au manoir, mais restait à espérer que les deux autres soumises ne mèneraient pas la vie trop dur à l'intérieur et au beau démon grincheux qui leur servait de maître. Elle aimait bien lui donner ce qualificatif, bien qu'à son esprit cela ne le rabaissait pas autant qu'elle le voudrait, il fallait qu'elle soigne un minimum son problème de loyauté extrême et de volontarisme périmé. Bon... Au moins ça lui avait donné à penser pendant... oula... quelques secondes... Merveilleux.

Quelques heures passèrent, ses jambes commençant à ressentir le poids de son corps pourtant si frêle. Elle avait beau être d'une patience extrême pour une démone, il ne fallait pas abuser non plus. Tout le monde la regardait étrangement, elle avait vraiment envie de leur coller une taloche bien sanglante pour qu'ils arrêtent, des regards insultants, d'autres écrasants, d'autres encore plus ou moins hautains et les derniers, les pires sans doute, les intéressés. Il ne fallait pas non plus la prendre pour une enfant de coeur, elle leur crèverait volontiers les yeux si elle avait pu agir comme bon lui semblait. Mais allez imaginer les gros titres du journal : "Une servante du seigneur Blades provoque une pandémie de cécité" hum... non, trop long comme titre, mais elle n'était pas journaliste, elle aimait les longues et belles phrases avec du cachet de la cour de Nirnes... Non bon ok, elle aimait juste les longues phrases tant qu'elle n'avait pas à les prononcer.

Ça y est, elle y était presque, encore quelques mètres et... Et elle pourrait demander à quel bureau elle doit déposer ce foutu papelard. Finalement, servante n'était pas un super boulot, elle ne s'attendait pas à vivre des instants aussi ch*** dans sa nouvelle vie de servitude. Les papiers administratifs ça lui rappelait trop son ancienne vie qui consistait à signer des textes qu'on lui interdisait de lire. Tiens d'ailleurs, peut-être devrait-elle faire semblant d'être analphabète... Est-ce que les esclaves savaient lire ici ? Bof... elle verrait bien.

C'est ainsi que, sur ces pensées décousues et un brin hors de propos, elle finit troisième du top de file... Avant qu'un homme ne s'intercale entre elle et le deuxième, puis un autre. Hey ! Mais c'est qu'ils essayaient de la ralentir ! Elle posa sa main timide sur le bras du premier roublard.

- Pardonnez moi mon seigneur... Mais j'étais à cette place.

Il lui offrit pour toute réponse un regard noir de dédain, accentué par un mouvement sec du bras et une phrase toute faite si savamment interprétée.

- Dégages de là vermine, de quel droit tu me touches ? Ton maitre ne t'a jamais appris les bonnes manières ?

Sur ce, il la poussa violemment jusqu'à la faire tomber sur le derière en dehors de la fille, qui ne se priva pas de combler l'espace laissé sans même lui adresser un regard, ou alors quelques moqueries. Grrr... Si quelqu'un ne connaissait pas les bonnes manières, ce n'était peut-être pas elle, qu'elle ne connaisse pas les us et coutumes de charlatant du coin, ça par contre c'était évident. Pire, il avait osé intégrer son maître dans une phrase si dédaigneuse, non seulement elle le prenait pour elle, mais aussi pour lui... Non vraiment il fallait qu'elle soigne cette ridicule obsession de materner sa réputation. Personne ne se souciait d'elle, le maître faisait-il vraiment partit de ces gens là ? Impossible, ces êtres dis supérieurs ne faisaient que se grandir en rabaissant les autres. Patientes Lia, ils ne paient rien pour attendre. En parlant d'attendre... elle se rendit compte très vite que l'infamie était plus grave que prévue, elle devait se refaire toute la longueur ! No way ! Fronçant les sourcils, elle tenta de se remettre à sa place, faisant bien attention à ne pas trop forcer.

Vous connaissez le squash ? Ben même principe, quand la balle arrive sur vous, frappez le plus fort pour qu'elle reparte dans l'autre sens... ou même le tennis si vous êtes plus classique... Et bien Lia, à cet instant là, c'est sentie comme une balle, la joue déformée par la rougeur d'une gifle l'expulsant un peu plus loin. Elle regarda à nouveau sa cible, un petit espace juste devant le fourbe. Elle se précipita pour venir récupérer son dû. Cette fois là il la saisit par le bras la menaçant clairement du poing, près à s’abattre sur son doux visage. Aie aie aie, zut, elle n'aurait peut-être pas dû se laisser aveugler par son orgueil légendaire, on ne changeait pas du jour au lendemain malheureusement, et elle en ferait bientôt les frais.



[J'espère que ça t'ira, si tu veux que je change quoi que ce soit, n'hésites pas à me le dire]

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MessageSujet: Re: Esclave hors d'une cage [PV Liliol]   Sam 28 Jan - 1:39

La Faucheuse à mes trousses...


Maudits soient nos amis les Fondateurs. Je le dis en ayant ton visage en tête, "très saint" Wiver! Tout juste sorti d'une séance de stérilisation aussi longue qu'une coulée de cire à la flamme d'une bougie, toutes mes actions, à partir de l'instant où je me suis désunifié du golem, valaient le "tic-tac" d'une montre.

Cet effronté, Blades! Qu'il ai pu... Me voler ce pauvre Dreak... Là, tout juste sous mon nez? Son air si fier, je le renverrais en Enfer. A la suite du choc de l'Ancharius, ma mémoire photographique me fit souvenir l'expression curieuse et la stupéfiante joie que j'ai aperçu sur le visage du Fondateur tout aussi démoniaque que ses congénères. Sans le moindre doute : il a enregistré mon apparence dans les moindres détails. Quoi de plus dangereux qu'il reconnaisse en moi le rédacteur du sacro-saint Eye Shot? Pourtant très apprécié des Douze!

Le flou d'une image d'échafaud me traversa l'esprit, voyant flamber ici et là des tas de magazines à ma signature. C'en est presque comique.
Mon temps était plus compté que l'infini nombre de mes battements de coeur à la minute! Essoufflé, terrifié que le seigneur démoniaque attente à ma vie, à mes camarades et biens les plus chers, je mis en place un plan d'urgence le plus égoïste au monde. Moi, rien qu'un ego parmi tant d'autres ne comptait à mes yeux ici et maintenant! Ma toute première fois où le sort des autres m'était nul...

L'architecture de mon, j'insiste sur ma personne, plan de sauvetage frisait la banalité, voire... l'incrédibilité et l'imbécilité!
Grand un : je passe une séance de stérilisation au sein du Q.G., de façon à couper mes liens avec l'Ancharius et le champ de bataille d'Hametsu..
Ah... Un frisson de honte me vient à la pensée de l'étape suivante! Allons! Petit deux (car oui, faudrait être sacrément "petit" pour espérer faire....) : changer de look!
...
" Good job... job... You are choosen to represent the stupidity incarned...incarned... " chuchota une voix très anglaise au fond de mes linbes...

Idée si bête... Mais nécessaire si elle suit la troisième et dernière phase de mon plan.
En dernier lieu : dénicher un témoin "improbable". Kézako? Plus clairement exprimé, j'ai besoin d'un bouc-émissaire qui m'en doit une, de dette, afin de témoigner un mensonge; celui de prétendre avoir pris ma place au sein du journal pour me remplacer durant un faux voyage en mer. Blades ne m'ayant pas vu moi en tant que rédacteur depuis Dieu seul sait quand, il ne pourra pas me reconnaître. Et même si ce serait le cas, j'aurais très bien pu vieillir, me rendre plus masculin en abandonnant le rasage matinal et quotidien de barbiche que j'avais comme rituel, et me donner une apparence plus poilue. Un tour chez l'alchimiste du coin pour me dégoter une liqueur de "testostérone amplifiée", maximisant la poussée des poils et zou! Le tour est joué!. "Déconseillé aux femmes" dirait sûrement la notice!
Le plan dessiné et retenu au mieux, je tournais les talons en direction de l'Office Tsutome où devrait se trouver ce gusse de témoin potentiel...


" Oh? Une chenille? En cette saison?... "

Une foule de silhouette étouffait le hall du bâtiment. Quoi de plus nerveux pour moi!

" Ah non, des humains. Des tas d'humains puants la sueur... Et l’imbécilité vu leurs sujets de discussion. Dignes des plus grands scénarios Atlantawoodiens : une discussion sur le sexe, sans rentrer dans les détails cochons... Et moi, j'ai mangé un steak-frite à midi! Mon menu du midi détaillé? Un meilleur sujet de débat assurément... Que ces "cachotteries intimes" huées à qui peut entendre! C'pas mon truc... Finalement, je reste sur l'idée de voir une grosse chenille à la place de ce petit monde : de véritables insectes-like...

Allons bon! La milice de la cité est excitée à vouloir ma peau, et voilà que je me retrouve à faire la queue vers l’accueil! Un simple : "Hello! Je suis Truly du magazine Eye Shot, que vous tenez (sûrement) entre les mains. J'aimerais parler à monsieur x je vous prie." et ma demi-journée d'attente ce serait transformée en secondes... Mais que nenni! Clamer fort mon identité équivaut à me jeter dans les filets des flics, qui, je remercie Dieu le père, n'adhèrent pas au brouhaha de l'endroit et patrouillent des hectares d'habitations plus loin!



...
On pourrait très bien ne voir que le blanc de mes yeux tellement j'ai l'air ailleurs, loin de tout mal... Presque un lapsus corporel...
Soudain, du haut de ma cent-quatre-vingt-troisième position dans la file d'attente éclatante de transpiration crevant les narines (j'ai compté! Quelqu'un a une meilleure occupation dans ce merdier?), un petit tumulte silencieux me fit reprendre mes esprits!

" Dégages de là vermine, de quel droit tu me touches ? Ton maitre ne t'a jamais appris les bonnes manières ? "

Et "boum!", s'écriait le plancher embrassant les fesses d'une jeune fille tombée par là.

Un conflit? Dans cette chaleur?... Oh, et puis bon! On dit que les nerfs se font doux à la chaleur... Voilà un dicton qui me rafraîchit les méninges... Haaaa... Reste zen, bonhomme...

" Re-boum! " répétait le plancher ayant sûrement rougit le derrière de cette même demoiselle.
Nom d'un... juron... Je me suis promis de ne pas m'attirer d'ennuis... Du calme mon gars, met ta colère impatiente de côté et n'y touches plus...

Je revis le visage angélique peint d'un ketchup nerveux. Je jurerais le voir se noyer de larmes... Je vis un mauvais rictus à la place. Une rogne splendide, chaotique, prête à exploser à la moindre remarque, aussi gentille serait-elle.
... Que? Serais-je assez mielleux pour m'en faire pour elle? Ma main droite empoignât la base de mon sabre. Fichu passé qui remonte dans mes souvenirs... Argh!... Je craque. Du calme... Tranquille... Pépère Liliol... Liliol, couché! Putain, que Dieu me garde...!

" Tap... Tap... Tap... Toc! ", clamèrent mes pas toujours aussi bruyants quand ils sont prompts à ma colère.

Ma semelle d'acier sur la chaussure du type ayant manqué de délicatesse à cette femme, il grogna de douleur. Je me fis sourd, et j'entamais :
"Hep! Monsieur Godzilla. Tu sais que je me suis loupé sur ma promesse de garder mon self-control à cause de toi? Tu veux tâter de mon talon, histoire de résister encore un peu à cette douleur pour que je t'accorde mon pardon... Ou bien?

" Zam... Zouiiii... "

J'aime ce sifflement au déclenchement de ma lame de lumière... J'ai pour réflexe de toujours me tourner vers l'horizon quand je l'entend (laissant une ouverture à l'ennemi, bien entendu...) : je crois goûter au son serein, beau et soporifique d'une cloche.
Surnommée, "la Cloche", l'épée provoqua une vague de panique dans la salle. Entre les "Un assassin!", les "Tu rigoles? Un Rebelle! Pire qu'une meute de lions ces types-là!" et les "Môman, il faut que tu saches que je t'ai toujours aimé...", on comprît que le sang puisse pleuvoir à flots dans cette salle.
En me tournant vers la fille "trébuchante" :

"Hoy, jeune fille! Lui accordes-tu ton pardon? Moi, je n'en ai que faire tu sais... Ma lame dans sa carotide, ici, au niveau du cou, et un vomi de boyaux s'offrira à toi. Euh... Je reformule à la gentilhomme : mademoiselle, souhaite-tu la mort de l'un de ces serpents parasitant la société? Un de plus, un de moins... Je vois une mouche à mes yeux."

Le chaos s'emparant de l'office et la frayeur de ma victime m’incitaient à ne plus en faire trop... Impliquer la milice Atlantique signifierait ma mort instantanée.
Voyant que mes gongs excités bafouaient les principes de la Résistance, et pire, les miens, de son meneur, je lançais un sourire gentillet à la jeune femme...

" Vlam! Crrac... ", mon talon écrasant furieusement son pied gauche si frêle. Le coup de grâce.

" Wouah!!", hurlait-il, ce porc sexiste... D'ailleurs, est-il vraiment sexiste? Quelle autre raison pousserait un homme normalement constitué et bien éduqué à lever la main sur une femme?
...
Bah, je vois pas...
Bouarf, tant pis! Il me plaisait pas et allait contre mes principes, voilà tout. Qu'il souffre.

"Ho! Hooo! On se calme, monsieur tout-le-monde! Je suis V.I.P., Liliol Trulyboby. Et de mes pleins droits, j'ai juste éclaté cette racaille pour manque de respect et dégâts physiques à cette pauvre jeune fille!... Mais? Que...!?"

"?"

Oh la gaffe de girafe! C'est fini, je suis mort! Mozart, joue-moi ton requiem! J'ai prononcé mon propre verdict de mort : j'ai donné mon nom!! Les flics ne vont pas tarder, n’embarquer et...

"Il a dit "Trulyboby"? Notre "Truly"? ", chuchotèrent bruyamment les clients calmants leur frayeur...

Ai-je affaire à un troupeau de moutons? Des avis de recherche ont pourtant été étalés sur chaque mur perpendiculaire à un autre! Mon nom n'y est pas noté, mais avec une telle dégaine de gentleman que j'ai sur mon profil de l'avis, que je garde toujours, maintenant même, je suis aussi reconnaissable que la différence entre un choux de Bruxelles face à un choux tout court!

Un visage familier entra dans mon champ de vision facial, une drôle de petite boule de dame :
" Ce n'est que vous, Truly? Toujours en train de jouer les justiciers lors de votre temps libre? Vous n'auriez pas un article sur le feu?... * Soupirs * Après tout, il est vrai que dès qu'une petit bout de femme pointe son nez dans les environs, un ramassis de vautours à couilles se mettent à tourner autour... Ah! Pourvu que le patron ne m'a pas entendue! Oh, misère... Taper la discussion avec un criminel... Mais vous êtes un criminel, Truly!"

" Que? Vous ne vous contredisez pas un peu, miss de l'accueil? Vous auriez préféré assister, que sais-je?... A une scène de viol, comme spectacle public, ici?", lui envoyais-je, plus nerveux que jamais.

" ... Oh, il suffit! J'avoue me régaler quand il s'agit de grignoter vos articles en chaque fin de semaine, mon grand, mais... Vous avez... "

...
Des voix surgirent d'ici et là :
" Oh, mollo, m'dame Irma! Vous voyez sa tronche? Un ange un fois, un diable une autre fois! On est tous impulsifs ici-bas, surtout ces jeunes glandus de..."
"Holà, papy Smith! C'est du "Truly" dont tu parles, là!"

" Moi, j'aimerais finir cette chipoterie et livrer mes colis, si vous l'voulez bien! A quoi avons-nous assisté là? Où voit-on une tache de sang? Qu'on en finisse vite, j'ai un gamin à surveiller chez moi! "

" Hey hey, Truly! Allez quoi, fais ce que t'as à faire! Je jure de cogner le premier qui tripotera son mobile pour faire venir les keufs! Bouge-toi!"

Et effectivement, le tintamarre que tout le monde connaît, celui des bagnoles bleues avec à l'intérieur, des bonhommes armés jusqu'aux dents, se fait tout proche... Très proche... Je ne sais qui a eu le culot de vouloir m'interpeller dans ce hall, mais si je ne file pas de suite, je ne filerais plus jamais!

Me tournant vers cette jeune fille à l'origine de mon mélodrame public :
" Dis, tu ne pourrais pas les apaisez un peu pour me remercier...? Par pitié, si les flics m'emmènent avec eux... Je sais pas? T'aurais pas une position sociale particulière? Un mec baraqué comme mille qui pourrait faire la fête à ces poulets? ...Une bonne idée?"

Allô? Ici planète "Panique", vous me recevez? Plus que jamais, j'étais fou. "Fou" pourrait très bien être mon deuxième prénom. Je saisis sans attendre la réponse de la nénette, son bras. Je jetais son torchon de papier dans les mains d'Irma l'anti-fan de l'Eye Shot... Et je me mis à courir en direction des escaliers les plus proches. Gagner des étages semblait ma seule issue, mon cerveau n'étant plus apte à réfléchir à de habituels plans ingénieux dont j'ai toujours le secret.
Et pourtant... Tout ce dont j'ai besoin pour me sauver la mise de la milice se trouve ici! Mon faux-témoin, mon alibi en béton armé... Que faire, que faire...?!

Mon âme de journaliste ne pu point se retenir, et lança, en me retournant dans ma course à toutes ces faces effarées qui me, nous, regardaient fuir l'ennemi :

" Très bien, j'ai compris! Mais surtout mes chers amis, continuez tous de suivre les aventures de Trulyboby dans votre magazine favori! Eye Shot is in your, my... us heart forever! Yahaaaa!.... "


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Lia

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MessageSujet: Re: Esclave hors d'une cage [PV Liliol]   Lun 30 Jan - 16:15

Les négociations semblaient mal entamées. Quelle idée aussi ! N'aurait-elle pas pu juste dire "hey, je suis la servante du seigneur Blades ! bouges ton c** la larve !* Mais... Non. Allez savoir pourquoi elle s'était entêtée à régler ça par elle même... Quelle idée, avait-elle oublié que sa condition sociale n'était pas aussi favorable qu'à Nirnes, mais les habitudes ont la vie dure. Nul besoin d'expliquer qu'une ancienne Reine ne pouvait pas, en quelques semaines, changer du tout au tout, abandonnant son orgueil, sa fierté, le respect qu'elle avait eut. Tant de choses à changer pour une si petite volonté agressive et répugnée. Elle aurait aimé lui sauter à la gorge, le déchiqueter et dévorer ses restes ici même, le sang et la chaire mêles ayant un gout délicat de steak bleu délicatement parfumé aux origines de la barbaque, une bonne dose de protéine se déversant dans le corps, bien plus que si on avait pris le temps de la cuire. Mais bon, ce ne serait pas convenable, elle salirait sa jolie tunique gracieusement offerte par le maître, se salirait les dents, risquerait de goûter un mauvais plat... Et puis... Ah oui ! De laisser voir sa vraie nature, de se faire attraper par les flics, subir le regard dégoûter de Blades et finir comme elle l'aurait dû être à sa sortie de Nirnes : Morte. Rien de bien joyeux en somme, alors elle se contenterait de protéger son visage et attendre la claque érafler sa joue même si elle se doutait que le choc ne serait jamais pire que la mort.

S'attendant à recevoir une baffe magistrale, qui allait sans doute la re-re-faire tomber par derrière - vicieux et en plus elle en avait assez de jouer les feuilles mortes en automne - elle fut stupéfaite de ne pas la sentir. Pffff, en plus il avait la force au... Ah ? Ah ben non, c'était seulement un homme qui l'avait saisit. Un grand homme, sur le coup il devait bien faire une ou deux tete de plus qu'elle, ou peut-être si elle se redressait un peu cela ne ferait que quelques centimètres... Ah... A tester.

Elle lui adressa alors un regard mêlant remerciement et méfiance, elle n'en était pas à son premier chevalier servant, la sauvant des griffes d'un terrible nabot pour juste la coucher par la suite. Mais ce ne semblait-être le style du personnage, il semblait plutôt porté sur son épée que sur ses cuisses. Hein ? Un sabre ? Aïe aïe aïe, ça partait mal, elle qui avait évité un bain de sang inutile, voila qu'elle le provoquait sans même en avoir les avantages gustatifs... Remarquez elle n'aurait pas droit à la potence non plus, ce qui était déjà une grande avancée pour son temps restant. Il semblait sur de lui et grandement enjoué. Il semblait même à la limite de la théatralité, chose que Lia avait tendance à ne pas comprendre. Quel intérêt de faire de grands gestes, parler haut et fort ou même encore prendre des pauses sans les plans de caméra qui vont avec ? Aucun, mais du moins elle laisserait ses questionnements idiots de cotés le temps que ça se tasse, la foule était en délire, les paroles fusant de part et d'autres. Seul un mot, un traître mot perça ses oreilles affûtées désirant pourtant s'extirper du brouhaha ambiant : "rebelle" ? Un ennemi du maître ?

Mais elle n'eut pas le temps de réfléchir plus longuement, le visage du jeune homme étrange c'était vaillamment tourné vers elle, lui adressant la parole d'une voix délicate et élégamment prononcée. Son pardon ? Pourquoi lui accorderait-elle ? Ah oui... pour ne pas faire d'histoire... C'est vrai. Bon... Et si elle disait que oui pour après le re-chopper dans une petite ruelle et le finir sans traces ? Elle serait de retour pour le repas sans doute. Ah... Peut-être devrait-elle prendre un faciès horrifié comme tous ces gens ? Son visage impassible n'était peut-être pas la meilleure chose à afficher alors qu'on lui parlait d'entrailles. Murmurant alors d'une voix faible et tremblante, elle finit par articuler un petit "o... Oui" en hochant la tête vaguement.

Bon... Reculer... Il fallait reculer maintenant. Et cela pour plusieurs raisons. D'une part parce qu'elle se devait de feindre un minimum la peur comme le commun des mortels, et puis quelque chose la tourmentait. Ce mot, "rebelle", elle l'avait tant entendu, quittant les lèvres du maître accompagné d'un air dégoûté ou colérique, elle avait horreur de ce mot, et la simple idée d'avoir été sauvée par l'un d'entre eux lui était intolérable. Elle devait quelque chose à cet homme... Un des ennemis de Blades, quelle ironie. Il lui souriait gentiment, devait-elle comprendre qu'il ne savait pas qui elle était ? C'était une chance, ou alors il se jouait d'elle... mettait la main, un poids conséquent sur la possession de son ennemi, pire, sur une de celle qui vit avec son ennemi. Elle devait se méfier.

C'est à ce moment là qu'il joua encore un peu avant de lancer sa tirade d'un air conquérant, faisant à présent le silence dans la salle, puis quelques murmures. Liliol Trulyboby ? Ce nom évoquait de la frustration à Lia, pourquoi donc ? Elle ne parvenait pas à se souvenir d'où elle l'avait entendu, c'était la voix du maître mais... Ah oui, c'est parce qu'il ne s'adressait pas à elle, elle l'avait ouïe depuis le couloir, il l'avait crié si fort en s'énervant qu'elle n'avait même pas eut besoin d'écouter aux portes. Donc... Lui... C'était....

Oui, un bon gros ennemis en chaire et en os sous ses yeux, à portée. Alors que le monde autour d'elle semblait s'agiter et bavasser, Lia était perdue dans son fort intérieur. Elle n'avait qu'à tendre la main pour le saisir, au dessus un gros lustre en métal pouvait parfaitement tomber par inadvertance pour l'immobiliser... Elle serait récompensée par le maitre si jamais elle le lui ramenait ou aidait la police à s'en saisir. Mais étrangement, aucun tressaillement de victoire ou de rage ne se fit sentir en elle. Un bon gros problème persistait... Il l'avait sortit d'une mauvaise passe... Elle ne pouvait décemment pas le laisser crever ainsi sans le lui rendre, mais lui sauver la vie était un peu démesuré pour le fait de lui avoir éviter un bon décrochage de mâchoire. Mon dieu... Elle en tenait un, là, juste devant, mais sans pouvoir s'en saisir à cause de sa satanée manie d'équité.

Cette agitation commençait à la faire vibrer, elle était scindée en deux dans son amour propre. que pouvait-elle faire ? Ces gens paraissaient vouloir aider ce renégat. Pourquoi ? Oui bon pour avancer plus vite, elle n'aurait pas été fidèle au responsable de la sécurité de la ville, elle aurait sans doute fait pareille. Mais voila, sa tête était pleine de contradictions... Qu'allait-elle faire ?

Finalement ce ne fut pas à elle de choisir, tout se passa si vite, les sirènes, la panique de l'homme ne ressemblant pas du tout à l'idée qu'elle c'était faite d'un rebelle. Elle pensait qu'il serait brutal, hargneux... Méchant quoi. Et maintenant il lui demandait de l'aide. Mais quoi ? Elle n'allait pas s'opposer à la police ainsi, clamant haut et fort "je suis la servante du seigneur Blades !" elle allait sans aucun doute se retrouver dans la même cellule que cet homme, prête pour la pendaison. Oh non... Hors de question.

Mais il l'avait saisie, lui avait ôté son précieux papier pour le donner à la dame bourrue, l’entraînant vers les escaliers avec ses tirades théâtrales. Surprise et tentant de ne pas faire usage de sa force inhumaine, elle tenta de suivre comme elle pouvait, jetant des regards perdu derrière elle. Une otage ? Elle servait d'otage ? Non mais oh ! Pas moyen ! Arrivée au premier pallier elle se dégagea d'un mouvement sec, laissant l'homme continuer sa route vers les étages supérieurs. Parfait, c'était un endroit parfait... Elle lui fit signe de ne pas faire de bruit, se faire discret et s’effondra à l'angle du couloir. La police ne tarda pas, trouvant alors la jeune femme les yeux humides, l'air apeuré se tenant le bras.

- Par là ! Il est partit par là !

Fit-elle en désignant le couloir adjacent, certains y allèrent mais d'autres ne semblaient pas convaincus... Arf... Tant pis. Une applique se détacha dans un escalier tout proche, situé dans le couloir en question. Ah ? Il y avait donc un escalier descendant ici aussi ? Le bruit était semblable à des chausses ferrées le dévalant au pas de course. Ce semblait être une preuve suffisent pour eux, et rapidement ils y descendirent tous. Quoi ? et personne pour s'inquiéter de son état ? Ah oui... Une servante... C'est vrai.

Attendant que le brouhaha se soit tut, elle se redressa, son visage fermé revenant à la normale et reprenant la suite de son sauveur sauvé. Elle parla à voix basse, au cas où.

- Je ne vous dois plus rien maintenant, alors dépêchez vous...

Fit-elle d'une voix rauque et clairement mal à l'aise. Elle avait fait quelque chose d'impardonnable à son sens, peut-être devrait-elle retourner chercher les policiers ? Non, maintenant les rôles étaient inversé, elle voulait seulement que la vie de son maître soit préservée, peut-être cet homme s'en souviendrait-il... Un jour... Elle en doutait, d'après les descriptions qu'elle avait eut, les rebelles n'avait pas vraiment d'honneur dans ces cas là, ou peut-être était-ce la colère du maître qui modifiait sa façon de penser. Elle pourrait toujours corriger le tir plus tard. Elle devrait faire attention.

- Ah ! Mademoiselle... Lia... C'est ça ?

Cette voix... La même voix que dans le hall, revêche et aigrie... Madame Irma... Arg, que voulait-elle ? Les flics avaient donc tant courus ? Avec un peu de chance ça les a menés vers l'extérieur... La jeune femme tourna la tête d'un air pas vraiment détendu. Que se passait-il encore ?

- Le formulaire a été déchiré... Qui vous a donc acheté ?

Argggg... Pas de chance, pourtant c'était son truc ça, les coups de bol, à croire qu'il y avait une contrepartie parfois lorsqu'elle faisait usage de son don. Elle prit une profonde inspiration et murmura le plus bas possible pour que l'homme ne puisse l'entendre... Mais à croire que la vieille acariâtre était aussi sourde. Elle dû recommencer, sa voix légèrement plus colérique qu'auparavant.

- Le maître Wiver Blades...

Ce n'était pas une honte, mais qui sait comment pouvait réagir un rebel à cette annonce ? Il avait sans doute déjà eut à faire avec lui, ou encore on lui avait déjà dit que les problèmes des rebelles lui étaient dû... Elle ne voulait pas se retrouver en porte à faux, mais finalement elle se retrouvait dans une situation très inconfortable, entre la bouche bée de la femme d'accueil et ses diverses regards vers l'homme... Et l'homme en question vers qui elle retourna ses yeux d'un air noir. Bon... Ok il lui avait évité une gifle, ce n'était pas le moment qu'il lui assène un coup de sabre pour reprendre son geste.

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